

La naissance et les premières années d’existence d’un enfant sont souvent qualifiées de l’âge de l’Innocence béate. Il s'agit d'un cliché qui ne tient pas compte du fait que son évolution débute dès la première minute de sa naissance, voire même avant.
Non seulement, il est encore lié au passé que sa transformation en adulte lui fera progressivement oublier, mais de plus, à travers ses filtres personnels plus ou moins déformants, il va être confronté au monde.
Ses parents d’abord, ou, de plus en plus, un parent sur deux; leur façon de vivre et leurs propres projections à travers un mode éducatif, plus ou moins bien reçus.
Les autres ensuite, comme l’école, totalement étrangers au départ, mais dont les traces mentales se retrouveront tout au long de sa vie.
Les influences extérieures, bonnes ou mauvaises s’amassent, et la partie émotionnelle du cerveau n’en perd pas une miette ; on n’en a plus conscience mais tout est bien inscrit.
Ensuite, viennent se rajouter les expériences traumatisantes : la séparation, les échecs de la vie, la maladie, l’accident, la mort des proches, la profession, ses succès et ses difficultés.
Sans oublier les relations affectives, l’amitié, l’amour, les enfants ; tout cela engendre bonheurs, douleurs, devoirs, obligations, responsabilités, routines multiples.
Et ce temps qui l’air de rien passe, parfois vite (car on est bien) ou si lentement (car on vit de pénibles moments) … mais il passe, le temps.
Et c’est là que souvent, on se sent plus lourd dans sa vie, les choses deviennent progressivement plus difficiles, le mal de vivre commence à faire son apparition ; on en a marre de son boulot, on commence à ne plus supporter son ménage, on cherche plusieurs moyens de fuite (sorties, alcool, d’autres femmes ou d’autres hommes) : bref la crise s’installe et on ne comprend pas d’où cela vient, extérieurement la vie n’a pas changé.
Il s’agit d’un nid idéal pour les reproches, disputes, montées d’agressivité de tous ordres, et forcément, on vit les choses de plus en plus mal et, même en prenant un temps de réflexion, on ne trouve pas de causes, ou pas les bonnes, dans le brouillard où on est.
La première étape consiste à dissiper ce brouillard, en faisant le vide, essayer d’oublier qui on est, c'est-à-dire procéder à une analyse comme si l’on étudiait quelqu’un d’autre.
L’évolution décrite ci-dessus, doit être parcourue à l’envers, en remontant vers la naissance, sans se presser, par une méditation sereine, dans un en droit isolé, à l’abri du bruit et des distractions.
Il serait utopique de croire que l’on va pouvoir remonter sa vie « par l’intérieur » d’un seul coup et se dire : « ça y est, j’ai pris conscience de tous les obstacles qui se sont installés »
La remontée sera beaucoup plus lente et partielle ; il faudra donc y revenir, et y revenir encore, découvrant un détail, une frustration du passé, un souvenir douloureux, qui permettront ces déclics magiques comme :
« çà alors, j’ai accepté cela moi ? ».
Avant de progresser, il est essentiel que le maximum de souvenirs soient redevenus conscients afin de reconstituer le puzzle du passé.
De la réussite du travail sur soi pour retrouver sa vraie conscience et se débarrasser de toutes les images et illusions qui ont renvoyé les parcelles de vérités dans l’inconscient, dépend totalement de la possibilité de se remettre à progresser dans sa vie (sur son « chemin de vie »)
C’est un travail long et difficile, vous serez peut-être découragés, voire dégoûtés, mais il s’agit là d’un exercice de volonté dont vous bénéficierez tout au long de votre vie. Cela vous permettra ensuite de travailler chacun des éléments retrouvés et de prendre position sur chacun d’eux.
Je vous envoie plein d’énergie positive afin de vous encourager, si vous avez choisi cette voie.
Geramela.