

A tout processus long, j’oserais dire qu’il est nécessaire de disposer d’une instance de contrôle de la qualité de ce qui est produit.
La méditation est tout d’abord un arrêt pour mieux avancer.
Si notre société actuelle est dirigée par l’obligation de toujours produire plus, sans arrêt permis, et de plus en plus vite, c’est bien pour cela, que le produit, le service en perd de sa qualité et de son humanité.
Il faut presque rappeler que le travail est une occupation spécialisée mise en place afin d’enrichir et de faciliter la vie des autres : malheureusement, tout le système, qu’il soit privé ou public est perverti : le fruit du travail du plus grand nombre n’est pas redistribué équitablement, il enrichit une minorité au détriment de l’ensemble de la communauté. Ce système a les mêmes failles que celles qui vivent en nous, et il faudra tôt ou tard qu’il soit aboli, sous peine de l’autodestruction inévitable car il en contient les germes.
Mais concentrons nous sur notre propos de départ, et revenant au processus des 7 portes, après avoir fait siennes les transformations que nous enseignent les 3 portes précédentes, on s’arrête pour y réfléchir et tout repasser en revue. La sagesse populaire nous enseigne cela : « tout vient à point à qui sait attendre » qui n’est pas une ode à l’endormissement, mais à la réflexion.
La méditation est le temps que l’on se donne pour examiner en profondeur la globalité du cursus suivi depuis la première porte, et point par point réexaminer l’adéquation parfaite entre point crisiel/prise de conscience/intégration dans son nouveau chemin.
Il y a fort à parier que des imperfections, impossibles à percevoir il y a encore peu, seront visibles comme le nez au milieu du visage, car nous nous penchons sur les mêmes points de crise avec un moi profond déjà enrichi par le chemin parcouru, la capacité d’analyse s’étant affinée, apparaissent des points de crises plus ténus, ou d’autres, dont on n'a pas établi la relation avec des points déjà découverts.
C’est ainsi que la méditation engendre un inventaire des points qui ne pouvaient être éclairés auparavant, dont il faudra prendre conscience, les accepter en profondeur, dans le but de parfaire le chemin entrepris.